Le Paris JUG a fêté ses 2 ans: compte-rendu

Le Paris JUG fêtait le 9 Février 2010, ses deux ans d’existences. Le Paris JUG, qu’est ce que c’est ? Ce sont des conférences gratuites mensuelles en région parisienne à destination des développeurs et architectes Java que nous sommes. Il existe 400 groupes d’utilisateurs comme le Paris JUG dans le monde. Je vais tacher de vous synthétiser mon feeling sur cette soirée très réussie, c’est-à-dire de vous expliquer l’ambiance (sans pouvoir la reproduire à mon regret) et surtout rapporter les conclusions des interventions sur le thème de l’open source et des éditeurs.

Une ambiance de mâles

Cet anniversaire avait lieu à la Sorbonne, ou prêt de 380 personnes étaient présentes selon les organisateurs (9 selon Microsoft). Sur les 380 personnes, on pouvait observer une énorme concentration de testostérone : en effet, je n’ai pu compter qu’une dizaine de femmes dans la salle… hormis les commerciales des SSII partenaires ! Néanmoins, l’objectif du 3eme anniversaire du JUG sera que des couples se forment  parmi les participants : on a déjà commencé à monter le chauffage et alimenter le buffet en gingembre…

Autre sujet sur l’avenir des JUG est leur liaison avec Sun/Oracle. Bien que les JUG soient indépendants de l’éditeur de Java, on vient d’apprendre que Sun a débarqué la personne en charge de la liaison avec les JUG. Oracle a néanmoins contacté les différents responsables de JUG afin de leur dire qu’ils ne les oubliaient pas… sans plus. Néanmoins, cela ne cassera pas la dynamique des « User Groups », car de nouveaux se créent à l’image du « No SQL Group » ou du « Spring User Group ».

L’Open Source et les Editeurs

Le thème de la soirée était comme je vous l’avais dit plus haut, l’open source. Alors qu’il y a encore quelques années, on aurait vu une armée de barbus chevelus cracher sur Microsoft et dire que la ligne de commande ;  « il n’y a pas mieux » : nous avons eu un discours assez mature et proche du monde réel. La grande surprise de la soirée fut la venue de Marc Fleury,  le courageux et successful créateur de JBoss, alors que de nombreuses rumeurs sur le net faisaient état de la venue de Clara Morgane. Suite à cette déception la moitié du public a donc déserté la salle, l’autre moitié a loyalement attendu le buffet avant de s’éclipser 🙄


Les plus folles rumeurs du Paris JUG sur Twitter (dont une de @newic500 😉 )

Heureusement ce scénario de bloggeur écrivant un papier en fin de soirée n’est pas arrivé. Marc et Sacha Labourey (deux ex-piliers de JBoss) nous ont donnés une bonne approche du monde et des bénéfices de l’open source pour une entreprise et des méfaits pour d’autres. On appréciera le terme de  « Super Nova » utilisé pour les entreprises vendant avec difficulté leurs logiciels et qui décident de mettre leur code en open source sans stratégie… Elles passent alors d’un petit chiffre d’affaire à zéro.

« Le Grand perdant de l’open source et de Linux : ce n’est pas Windows, mais UNIX ! »

Sacha Labourey

Dieux merci, ceci n’est qu’un scénario de blogger en fin de soirée, le public sera marqué par leur discours. Ces deux intervenants, et les autres: Etienne Juliot, Vincent Massol, Marc Antoine Garrigue, Tugduall Grall, Stéphane Epardaud, parlent tous de l’open source comme une excellente porte d’entrée pour un éditeur dans une entreprise. En y introduisant un de ses produits, l’éditeur pourra par la suite vendre des services d’amélioration ou d’intégration. Jean-Marc Doudoux, créateur d’une documentation de référence sur Java (prés de 2000 pages) parlait quand à lui de laisser sa documentation en GNU Free Documentation Licence. Il le dit lui-même: si sa documentation était protégée, il aurait besoin d’une couteuse armée d’avocats pour se protéger du plagiat. L’open source lui permet de laisser une porte ouverte à la copie de son travail sans sa destitution. Mais l’open source, n’est pas qu’un business: c’est avant tout un moyen d’échanger sur ses compétences professionnelles et de se créer de nouveaux cercles amicaux.

Le Framework Play

J’aimerai adresser une mention spéciale au projet Play de Guillaume Bort et Nicolas Leroux. Play est un framework web qui va vous faire regretter d’avoir abandonner les aisances de PHP pour le Java. En effet, Play permet de créer des pages sans EDI lourd, sans compilation. La création et la phase de tests s’en trouvent grandement facilité grâce à des outils intégrés au framework : outils que l’on retrouve aussi dans le framework Symfony . Petit bémol pour certains (dont je ne fais pas vraiment parti), étant donné son inspiration groovy, le framework ne respecte plus vraiment les normes Java. Play devrait être votre prochain framework, si vous développer une petite application web dans l’urgence.

Le JUG fut aussi une soirée très sympa grace aux sponsors qui offrirent différent goodies et buffet. Personne du JUG n’est reparti sans rien : Merci à Xebia pour ses T-Shirt, merci à Sfeir pour son livre sur GWT, merci à Adobe pour ses bonbons et autres goodies Flex , etc. Vivement l’année prochaine… mais avec plus de filles 🙂

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